différents postes affectés à l'équipage

le poste du commandant
Le poste du commandant était accessible par la coursive centrale, il comprenait :
- un salon (servant également de bureau) dans lequel il recevait ses invités pour y prendre les repas mais aussi l'équipage lors de l'entretien annuel pour la notation, c'est dans cette pièce que le commandant se faisait servir les repas par le maître d'hotel du bord (Jean TRAPANI puis Yves BOURDIN entre 1962 et 1964) à la table entourée de banquettes en cuir,
- une chambre,
- des sanitaires (lavabo, douche et toilette étant utilisés en commun avec l'officier en second),
- des rangements dans chacune des deux pièces (affaires personnelles et de fonction),
- fixée à la paroi du salon la tape de bouche du Lac Tonlé Sap appartenant au commandant qu'il avait acquis brut de fonderie et que j'avais assuré la mise en état (ébarbage et polissage),

le poste de l'officier en second
Le poste de l'officier en second était accessible par la coursive centrale, il comprenait :
- une chambre avec bannette (servant également de bureau),
- des sanitaires (lavabo, douche et toilette étant utilisés en commun avec l'officier en second),
- des rangements pour affaires personnelles et de fonction,
- l'officier en second partageait parfois les repas avec le commandant mais il pouvait manger dans son poste se faisant servir par le maître d'hotel sur un meuble bureau,

le poste de l'officier mécanicien
Le poste de l'officier mécanicien était accessible par un escalier partant de la coursive centrale et aboutissant à un palier au niveau supérieur, ce poste se situait au même niveau que la plage arrière il comprenait :
- une chambre (servant également de bureau) avec bannette,
- des sanitaires (lavabo, douche et toilette),
L'officier mécanicien prenait ses repas dans le poste des officiers mariniers,

le poste des officiers mariniers
Le poste des officiers mariniers était accessible par la coursive centrale et se situait en face de la porte d'entrée des cuisines il comprenait :
- 6 bannettes,
- 6 caissons individuels,
- une grande table pour y prendre les repas servis par un maître d'hotel affecté uniquement à leur service,
- des sanitaires (lavabo, douche et toilette étant utilisés en commun),

le poste de l'équipage (quartiers maîtres et matelots)
Le poste de l'équipage (1) comprenait deux locaux :
la chambrée composée de :
- 24 bannettes,
- 24 caissons individuels,
- une "grande table" et ses deux bancs fixés au sol pouvant recevoir 12 personnes,
- une "petite table" et ses deux bancs fixés au sol pouvant recevoir 6 personnes,
- une penderie pour y mettre les vêtements encombrants (cabans, vareuses, pantalons...),
- un poste TSF,
- un ventilateur,
- fer à repasser,
- une porte étanche permettait d'accéder au niveau supérieur (plage arrière) et au niveau inférieur (local barre) par un "puits" à l'aide d'une échelle,
  les sanitaires composés de :
- une douche sans porte,
- deux WC sans porte,
- deux latrines ou urinoirs,
- deux bacs accolés pour effectuer la lessive,
- un bac avec plusieurs robinets utilisé pour l'hygiène corporelle,
- une table basse en bois de 1 m X 0.5 m servant à y faire la lessive pour frotter le linge,
- au sol un avaloir central facilitait l'entretien des lieux,
(1) Trois possibilités pour accéder au poste de l'équipage étaient offertes suivant les circonstances :

-1- par la coursive centrale en pénétrant par une porte étanche à partir du pont, c'était la solution la plus utilisée et la plus commode,

-2- par une porte étanche située en face de la baleinière bâbord donnant accès à un escalier qui aboutissait au niveau inférieur dans la coursive centrale très proche de la porte étanche du poste équipage,

-3- par la plage arrière en passant par un surbau (trou d'homme) situé environ au milieu de la plage arrière, une échelle verticale donnait accès au niveau du poste équipage, une porte étanche permettait de pénétrer dans le poste.
En descendant au niveau en dessous on aboutissait au local barre (2), c'était la solution la moins pratique, mais aussi la plus rapide pour accéder sur la plage arrière.
C'est ce trou d'homme que j'ai utilisé lors de mon embarquement à bord avec tout mon paquetage, le bâtiment était en carénage et la coursive centrale étant neutralisée pour cause de peinture au sol.

(2) outre le mécanisme de commande de la barre les quartiers maîtres en avaient fait leur domaine avec l'autorisation du commandant, dans ce local étaient entreposées nos valises et également un embryon de bibliothèque, je me souviens que l'ouvrage "Le journal d'Anne Frank" y figurait.